Prochain Séminaire du Champ lacanien

Au programme du 14 juin

à 21h15, au 118, rue d'Assas - 75006 Paris

Maricela Sulbarán : « De quoi faudrait-il que l’analyste soit dupe pour soutenir son acte dans le discours analytique qui le tient ? »

Lacan suggère une éthique qui se fonderait sur le refus d’être non dupe, et propose plutôt d’être plus fortement dupe du savoir de l’inconscient, qui est en fin de compte notre seul lot de savoir. Ce savoir est constitué du dire et de l’effet du réel sur la jouissance. Freud était dupe du réel – nous dit Lacan.

Jean-Michel Arzur : « éthique, discours et transmission »

L’éthique propre au discours analytique offre la possibilité au sujet qui s’engage dans l’expérience de cerner sa propre modalité de réponse au réel. Elle s’élabore dans le transfert, au fil du temps. Intime, elle ne fait pas lien et ne sort de ce lieu qu’en un seul cas, celui du témoignage dans le dispositif de la passe. Si cela passe un peu plus au public, c’est un public averti, celui d’une école de psychanalyse.

La question est de savoir si ce singulier savoir peut se conjuguer avec cet enjeu politique qui est le maintien de la psychanalyse face aux autres discours. Si Freud l’a mise à l’abri dans l’institution, Lacan évoque, dans « La troisième », la nécessité pour la psychanalyse de rester un symptôme face aux autres discours. Mais peut-on y entendre autre chose que cette seule place d’ex-sistence ? Est-ce un symptôme qui peut être interpellé, questionné, sommé de répondre afin que subsiste la découverte freudienne du savoir inconscient ? En d’autres mots, y a-t-il une extension possible du champ de l’éthique de la psychanalyse sans pour autant la rabattre sur le discours du maître ?

Animé par Jean-Jacques Gorog

 

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