Prochain Séminaire du Champ lacanien

Ce qui nous tombe dessus

12 novembre 2020

par Visioconférence Zoom

1. Premiers évènements de corps

Brigitte Hatat : « Ce qui s’en dit, ce qui s’en écrit »

Il s’agira de questionner comment cet événement de corps qu’est le symp- tôme en vient à s’écrire dans l’analyse, aux dépens du « c’était écrit » du récit qui l’hystorise.

Marc Strauss : « Premiers ? »

Tous les événements de corps sont premiers, au sens mathématique. Est-il alors analytiquement fondé d’en filer une genèse qui mènerait à leur point d’origine ? Plus prosaïquement, que devient avec Lacan la levée de l’amnésie infantile, index d’une analyse aboutie pour Freud ?

Lina Velez : « Le symptôme comme événement de corps »

Qu’est-ce qu’un événement de corps ? Lacan définit le symptôme comme un événement de corps dans le texte « Joyce le symptôme » : que le symptôme s’inscrive dans le corps est une indication présente dès le début de son enseignement. Qu’est-ce qui désigne un symptôme comme événement de corps ? Qu’est-ce qui évolue entre la définition du symptôme comme inscription dans le corps et celle, plusieurs années après, comme événement de corps ? Le cheminement de Lacan part du symptôme comme formation de l’inconscient, déchiffrable et qui révèle le désir de l’inconscient, pour aboutir au symptôme comme événement de corps qui relève du registre de la jouissance indéchiffrable, « jouissance opaque d’exclure le sens », dit-il. La jouissance suppose le corps ; un corps vivant, comme ce qui n’est pas du registre de l’image spéculaire, mais qui se définit comme « ce qui se jouit », non pas d’une jouis- sance naturelle, mais par le truchement de la langue. L’événement de corps serait le traumatisme de la langue sur le corps, quelque chose qui est arrivé au corps du fait de la langue ? Cet accent sur la jouissance, et donc sur le corps, a-t-il des effets dans la pratique analytique ? Dans le séminaire Les non-dupes errent, Lacan souligne qu’il n’y a d’événement que d’un dire. Ainsi, l’événement n’est pas l’historisation liée au symbolique, mais signe de réel : ce qui s’écrit au-delà du déchiffrement. Il s’agira d’aborder les questions sui- vantes : un dire peut-il produire les premiers événements de corps ? Le premier dire, est-ce celui du sujet ou celui de l’Autre ? Les premiers événements de corps sont-ils repérables comme tels ? Se disent-ils ou s’éprouvent-ils ?

Discutant : Jean-Pierre Drapier

 

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