Prochain Séminaire École

4 juin 2020

à 21h15, par Zoom

 

8. Plaque tournante et névrose

Jean Pierre Drapier : Pas d’panique 2 ou l’efficace de la phobie

Surprise clinique: Madame H, phobique des virus depuis l’adolescence, n’a pas paniqué à l’occasion de la crise sanitaire récente et du confinement, mais au contraire a été apaisée. « C’est celui où se dévoile la vraie fonction de la phobie, qui est de substituer à l’objet de l’angoisse un signifiant qui fait peur, car, au regard de l’énigme de l’angoisse, la relation signalée de danger est rassurante. »(Lacan, leçon du 7/05/69 d’Un Autre à l’autre) La phobie étant donc à comprendre comme un achoppement de l’imaginaire, en rapport avec le corps, achoppement qui appelle une solution symbolique, peut-on faire l’hypothèse d’un soulagement par le réel ? Cela nous dit-il quelque chose sur la manière dont le corps y est impliqué ?

Dominique Marin : L’a-normalité névrotique ou la parole confinée

“Un sujet normal est essentiellement quelqu'un qui se met dans la position de ne pas prendre au sérieux la plus grande part de son discours intérieur” ainsi que le dit Lacan lors de son commentaire de la psychose du président Schreber décrite par Freud (Les psychoses, Paris, Seuil,1981, p. 140). Il en fait la ligne de démarcation entre l’aliéné et les prétendus normaux. La différence entre l’aliéné et nous, pour continuer avec Lacan, est que nous nous attribuons les pensées de ce discours intérieur. C’est la place du corps qui, me semble t-il, fait toute la différence. Est-ce que le confinement des corps que nous vivons peut nous enseigner sur ce point ? Inversement, est-ce que la psychanalyse peut en dire quelque chose de pertinent ?

Discutant : Luis Izcovich

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